Nouvelles des régions


Cette section est consacrée aux nouvelles des régions, en lien avec les commissions populaires organisées dans 12 sur les 17 régions. Pour trouver le calendrier et les coordonnées des personnes répondantes en lien avec chacune des commissions populaires, c’est par ici.

Cliquez sur la région ci-dessous afin d’y accéder directement.

Les nouvelles de la Rencontre des regroupements et organismes nationaux d’ACA sont présentées au début.

  1. Bas-St-Laurent
  2. Saguenay-Lac-Saint-Jean
  3. Capitale nationale
  4. Mauricie
  5. Estrie
  6. Montréal
  7. Outaouais
  8. Abitibi-Témiscamingue
  9. Côte-Nord
  10. Nord-du-Québec
  11. Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine
  12. Chaudière-Appalaches
  13. Laval
  14. Lanaudière
  15. Laurentides
  16. Montérégie
  17. Centre-du-Québec

Rencontre des regroupements et organismes nationaux

Communiqué suite aux audiences du 2 février à la Commission populaire pour l’ACA

Montréal, le mardi 2 février 2016 – Des regroupements et organismes nationaux ont livré des témoignages percutants dans le cadre de la dernière rencontre de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome (ACA), tenue à Montréal aujourd’hui.

«Débordement de travail, augmentation des demandes, réduction du personnel et sous-financement chronique, inquiétude croissante de la population – un seuil critique est atteint pour les regroupements et organismes nationaux!»
Michel Parazelli

Les regroupements ont nommé plusieurs impacts positifs de leur travail auprès de leurs membres, les regroupements régionaux et locaux, ainsi qu’auprès de la population. Mais ils ont aussi identifié de nombreuses embûches dans leur travail, occasionnées par le manque de reconnaissance et le sous-financement par le gouvernement du Québec, particulièrement les dernières années, dans un contexte d’austérité.

Après 12 rencontres régionales de la Commission populaire pour l’ACA, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) a organisé cette dernière journée d’audiences, afin de donner l’occasion aux regroupements et organismes nationaux de s’exprimer sur leur situation particulière.

«Le manque de soutien des regroupements a un impact néfaste sur la continuité des pratiques d’action communautaire autonome. Un changement significatif dans l’intervention du pouvoir public à l’endroit des organismes d’ACA s’impose
Eliana Sotomayor

Agissant à titre de commissaires de la rencontre, Marilyn Bastien, comédienne et porte-parole de la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, Michel Parazelli, professeur en travail social à l’Université du Québec à Montréal et Eliana Sotomayor, chargée de cours à l’École de service social de l’Université de Montréal et co-auteure de l’ouvrage Le Comité aviseur de l’action communautaire autonome. Dix ans de luttes pour la reconnaissance ont accueilli et commenté les présentations.

«Les regroupements sont incontournables dans leur rôle de sensibilisation et d’information auprès de la société, tout comme dans la mobilisation des organismes et des citoyens, pour les amener à lutter contre des politiques qui affectent leurs conditions de vie.»
Marilyn Bastien

La tournée de la Commission populaire pour l’ACA s’inscrivait dans le cadre de la campagne nationale « Action communautaire autonome – Actions gouvernementales exigées! ». Jusqu’à présent, la Commission populaire constituait l’une des plus importantes activités de cette campagne.

Télécharger le communiqué :

 

Document de réflexion de Michel Parazelli, commissaire, le 3 février 2016, lendemain de la tenue des audiences des regroupements et organismes nationaux :

Ce texte se veut un effort synthétique d’analyse des enjeux à la suite des audiences de la commission populaire pour l’ACA où 12 regroupements et organismes nationaux de l’action communautaire ont présenté leur analyse de la situation dans le contexte actuel d’austérité et face aux menaces à l’autonomie de l’ACA qui en découlent.

À la suite des audiences de la commission populaire pour l’ACA du 2 février 2016, on saisit bien que les regroupements nationaux d’organismes communautaires jouent un rôle essentiel dans le travail de mise en réseaux des organismes régionaux et locaux en soutenant ces derniers par le partage d’analyses collectives sur les conjonctures sociopolitiques, et en influençant l’orientation des politiques sociales dans une perspective démocratique de défense des droits et du bien commun. On apprend aussi qu’au-delà des spécificités de secteurs, les effets des mesures d’austérité n’affectent pas seulement l’accès aux services et au soutien de l’action communautaire, ou ne font pas qu’augmenter la stagnation et la précarisation des ressources financières des organismes, mais aussi les pratiques démocratiques de solidarité sociale envers les personnes les plus affectées par les inégalités sociales.

[…]

Pour lire ce document en version intégrale :

 

Quelques articles des regroupements participants :

 

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01 Bas-St-Laurent

Témoignages sur le sous-financement des organismes communautaires

Article sur InfoDimanche.com, le 12 novembre 2015

Des personnes œuvrant dans des organismes d’action communautaire autonome (ACA) ont livré des témoignages émouvants devant la Commission populaire pour l’ACA à Rimouski, le 3 novembre dernier, au sujet des principales embûches les empêchant de réaliser pleinement leur mission.

Les témoignages ont porté notamment sur le sous-financement, une situation qui les pousse à faire des choix difficiles : réduction des heures d’ouverture, fermeture parfois pour plusieurs semaines, réduction du nombre d’activités, mise à pied du personnel.

Pour la suite de l’article, cliquez ici

Les organismes communautaires se mobilisent

Article sur Ici Radio-Canada Bas-Saint-Laurent, le 3 novembre 2015

Une centaine de personnes, membres de groupes communautaires du Bas-Saint-Laurent ont participé mardi midi à une manifestation visant à dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement libéral de même que leur propre sous financement. Depuis lundi, le réseau communautaire lance une offensive à travers tout le Québec pour exprimer leur ras-le-bol. (…)

Pour la suite de l’article, cliquez ici

Les organismes communautaires prennent la rue

Article sur Ici Radio-Canada Bas-Saint-Laurent, le 3 novembre 2015
(…) les personnes présentes ont marché jusqu’à la coop Paradis afin d’assister à la Commission populaire de l’action communautaire autonome qui se promène dans chaque région de la province. Plusieurs personnes y prendront la parole pour témoigner de leurs difficultés par rapport au sous-financement du gouvernement du Québec. (…)

Pour la suite de l’article, cliquez ici

La marmite du communautaire bouillonne d’impatience!

Article de Pierre Michaud, journal L’Avantage de Rimouski, le 4 novembre 2015

(…) Après avoir pris d’assaut les rues de Rimouski pour une manifestation et une marche, les participants se sont réunis à la Coopérative artistique Paradis pour prendre part à la Commission itinérante populaire du Réseau québécois de l’Action communautaire autonome (RQACA). Cette commission recueille des témoignages pour préparer un mémoire qui sera présenté aux autorités gouvernementales. (…)

Pour la suite de l’article, cliquez ici

Le PQ appuie le mouvement communautaire

Article de Pierre Michaud, journal L’Avantage de Rimouski, le 3 novembre 2015

Alors que des travailleurs du milieu communautaire se réunissaient à (Rimouski), mardi, pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard et réclamer un traitement plus équitable, le député de Rimouski et whip en chef de l’opposition officielle, Harold LeBel, soutient le mouvement « On ferme! Le communautaire, dehors contre l’austérité ». (…)

Pour la suite de l’article, cliquez ici

Reportages vidéo

 

Chanson

Les groupes du Bas-Saint-Laurent se donné une chanson à saveur de l’action communautaire autonome! Voici en format Word, le fichier des paroles de la chanson, qui se chante sur l’air de Dégénération du groupe Mes Aïeux : https://mobilisationaca.files.wordpress.com/2015/10/bas-saint-laurent-chanson.doc

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02 Saguenay-Lac-Saint-Jean

Journée régionale ACA
Communiqué diffusé suite à la rencontre régionale tenue à Alma

Alma, le 27 janvier 2016 – Plus d’une cinquantaine de représentantes et représentants d’organismes communautaires se sont réunis aujourd’hui à Alma, pour discuter d’action communautaire autonome (ACA). L’événement régional s’inscrivait dans une démarche provinciale effectuée dans le cadre de la commission populaire pour l’action communautaire autonome (ACA) visant à faire pression sur le gouvernement avec les revendications suivantes :
– le respect de la politique gouvernementale sur l’ACA;
– un financement adéquat des organismes;
– une indexation annuelle du financement.

Les résultats d’un sondage, auquel 86 groupes de la région ont répondu dans les dernières semaines, ont été présentés aux groupes. Des résultats qui démontrent clairement les impacts du sous-financement chronique du milieu communautaire. Impossibilité de développement, coupures dans les services, augmentation de la charge de travail et essoufflement des employés en sont quelques exemples. Les discussions qui ont suivies ont soulignées à grands traits les conséquences de l’abolition ou la diminution de fonds et subventions, la hausse des demandes d’aide et l’abandon de programmes gouvernementaux.

Rappelons tous les impacts positifs des organismes communautaires auprès des populations qu’ils desservent en permettant l’amélioration de la qualité de vie de leurs membres, en brisant l’isolement des personnes, en créant des environnements favorable à la concertation et à l’entraide pour ne nommer que ceux-ci.

Lors de cette rencontre, la Table des regroupements du Saguenay-Lac-Saint-Jean en a profité pour présenter une vidéo qu’elle a produite sur les critères de l’ACA ainsi qu’un guide d’accompagnement permettant aux groupes de s’auto-évaluer. Cette vidéo est par ailleurs disponible sur YouTube : ou via le lien suivant :
https://www.youtube.com/watch?v=KPFC0KcuUtQ

Les groupes présents à l’activité ont conclu la journée en rappelant l’importance de demeurer solidaires et mobilisés pour poursuivre leurs revendications liées au sous-financement. D’ailleurs, d’autres journées de grève et/ou d’interruption de services sont prévues dans les prochains mois.

-30-

Source : Caroline Lemieux
Corporation de développement communautaire (CDC) du Domaine-du-Roy
Cell. 418-719-8490
cdcddr@cgocable.ca

Source : site web de la Table régionale des organismes communautaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, TROC-02 : http://www.troc02.org/index.php/toutes-les-nouvelles/94-journee-regionale-aca

 

Quelques photos de la journée se trouvent sur la page Facebook de la CDC Domaine-du-Roy, par ici

 

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03 Capitale nationale

« Je veux vous parler d’Andrew… »
témoignage d’Ann Gingras, commissaire

C’est le 17 novembre que la Commission [populaire pour l’ACA] s’est arrêtée dans notre région et j’ai eu le grand honneur d’agir à titre de commissaire. C’est à ce moment que j’ai connu Andrew.

[…]

Lire la suite de l’article

Publié dans Le Réflexe, une publication du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN), décembre 2015, pages 2-3.

 

Commission populaire pour l’action communautaire autonome – Les organismes communautaires témoignent
Communiqué diffusé suite à la journée de commission populaire pour l’ACA à Québec

Québec, 18 novembre 2015 – C’est hier avant-midi que se tenait la Commission populaire pour l’action communautaire autonome (ACA) pour la région de Québec. Lors de celle-ci, des organismes communautaires étaient invités à venir témoigner des impacts du sous-financement, des conséquences des mesures d’austérité, ainsi que de leurs demandes envers le gouvernement du Québec.

Lors de la commission, trois commissaires étaient attentifs à leur témoignage, soit Mme Ann Gingras, présidente du Comité exécutif de la CSN Québec et Chaudière-Appalaches, Mme Vicky Brazeau, directrice du ROC 03 et M. Normand Gilbert, coordonnateur du Reseau québécois d’action communautaire autonome (RQ-ACA).

Les échanges entre les groupes communautaires présents et les commissaires ont été riches en information. Certains organismes ont fait part de leurs difficultés à répondre adéquatement aux besoins de leur communauté, d’autres ont souligné l’épuisement professionnel de plus en plus présent au sein des équipes de travail, de l’augmentation importante du temps à investir dans la recherche de financenement et de l’augmentation croissante des demandes d’aide qu’ils reçoivent.

Suite au passage de la commission dans les différentes régions de la province, le RQ-ACA compte publier un rapport synthèse. Celui-ci devrait être dévoilé après la période des fêtes.

La commission
Organisée par le RQ-ACA, la Commission populaire pour l’ACA est l’une des plus importantes activités de la campagne Action communautaire autonome – Actions gouvernementales exigées. Pour en savoir plus sur la campagne, visitez le mobilisationaca.com/campagne.

Pour télécharger le communiqué en format PDF, cliquez ici

Des photos de la rencontre de la Commission populaire pour l’ACA tenue à Québec le 17 novembre 2015, se trouvent sur la page Facebook du Regroupement des organismes communautaires de la région 03, par ici :  https://www.facebook.com/rocqc/posts/808057725983261

En voici deux, à télécharger :

CommPop-Quebec-2015-11-17_1 CommPop-Quebec-2015-11-17_2

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04 Mauricie

Quelques photos de la rencontre à Shawinigan de la commission populaire pour l’ACA, le 18 novembre 2015 :

 

La Commission populaire pour l’action communautaire – Journée d’audience pour les organismes de la Mauricie
Communiqué diffusé suite à la journée de commission populaire pour l’ACA en Mauricie

Shawinigan, le 18 novembre 2015 – La commission populaire pour l’action communautaire autonome (ACA) du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), a tenu sa journée d’audience en Mauricie ce matin. Les témoignages entendus et les mémoires déposés provenaient des territoires du Centre- de-la-Mauricie, des Chenaux, du Haut Saint-Maurice, de la MRC de Maskinongé, de Mékinac et de Trois- Rivières.

Lors de cet évènement, les commissaires Marie-Josée Magny, directrice générale du Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es, Breen Leboeuf, chanteur et musicien connu et Céline Métivier, agente de recherche du RQ-ACA ont entendu les témoignages d’une dizaine d’organismes qui ont mis en lumière leur travail auprès de la population, de même que les difficultés qu’ils rencontrent quant au manque de reconnaissance et au sous- financement chronique en provenance du gouvernement du Québec.

Ces témoignages ont permis de saisir les impacts positifs qu’ont les organismes sur le bien-être la population. De façon générale, ces organisations améliorent la qualité de vie de la population, développent l’autonomie des gens qui les fréquentent et augmentent la capacité de prise en charge.

Par ailleurs, plusieurs personnes ont dénoncé de multiples embûches : l’abolition des lieux de concertation, la modification à la loi de l’aide sociale, le manque de reconnaissance du mouvement communautaire et du professionnalisme de ses travailleuses et travailleurs. Le sous-financement est aussi un problème généralisé : tous doivent faire plus avec moins, et ce, depuis de nombreuses années. Le manque et le roulement de personnel rendent aussi la réalisation de la mission fort difficile.

Enfin, il fut aussi question des effets de l’austérité, outre les coupures dans de nombreux programmes qui nous venaient en aide, nous constatons les effets collatéraux sur l’ensemble des groupes. Depuis un an déjà, l’augmentation du nombre de demandes d’aide est fulgurante, les coupures de services et d’activités dans nos groupes font maintenant partie de notre quotidien.

Les données et l’information recueillies, sont importantes pour le mouvement communautaire autonome autant pour mesurer l’impact des organismes communautaires dans nos communautés que pour interpeler les députés et le gouvernement du Québec afin de les sensibiliser à la situation des organismes d’ACA et les inciter à répondre positivement à leurs demandes de rehaussement du soutien financier.

C’est donc avec enthousiasme que l’Inter-CDC de la Mauricie, le Centre de formation communautaire de la Mauricie (CFCM) et le Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM) remettront le rapport de la journée d’audience aux élu-es de la région.

-30-

Source : Corine Jacob, Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM) Tél.: 819 379-2889 – Courriel: roepam.mauricie@gmail.com

Pour télécharger le communiqué en format PDF, cliquez ici

 

Les organismes communautaires de la Mauricie appellent à l’aide

Article par Myriam Lortie, sur L’Hebdo du St-Maurice et sur L’Hebdo Journal, le 18 novembre 2015

À tour de rôle, une dizaine d’organismes communautaires de la région ont pris la parole en ce 18 novembre. En tout, plus d’une vingtaine de mémoires ont été déposés à l’occasion du passage en Mauricie de la Commission populaire du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), qui avait lieu à l’Hôtel de Ville de Shawinigan.

Les intervenants ont témoigné de leur réalité, avec comme but ultime de se faire entendre par le premier ministre du Québec. Leur témoignage visait à mettre en lumière le travail accompli auprès de la population, de même que les difficultés rencontrées dues «au manque de reconnaissance et au sous-financement chronique provenant du gouvernement du Québec».

(…)

Pour la suite de l’article, avec quelques photos de l’événement, cliquez ici

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06 Montréal

Les organismes de la région de Montréal se sont doté d’un site web dédié aux actions pour la région de Montréal : www.acamontreal.com. On y trouve :

Visitez le site : http://acamontreal.com!


Capsule vidéo de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome de Montréal, audiences et activités tenues le 2 novembre 2015 : 


Nous incluons ci-dessous le communiqué post-commission populaire ainsi que seuls quelques éléments d’information :

Des organismes craignent pour leur survie : témoignages troublants à la commission populaire pour l’action communautaire autonome de Montréal
Communiqué diffusé le 2 novembre 2015, à la fin de la journée de commission populaire pour l’ACA pour la région de Montréal : http://www.newswire.ca/fr/news-releases/339519511.html

(Pour des photos de la journée, voir les liens ci-après, en-dessous du communiqué)

MONTRÉAL, le 2 nov. 2015 /CNW Telbec/ – Près de 300 personnes provenant de divers groupes de Montréal ont participé à la Commission populaire pour l’action communautaire autonome. Les 13 témoignages ont mis en lumière le travail accompli auprès de la population, mais aussi les difficultés rencontrées à cause du sous-financement chronique en provenance du gouvernement du Québec.

Le mouvement communautaire prend diverses formes : groupes de soutien, ateliers d’information, soupes populaires, hébergements d’urgence, aidants naturels, etc. La population n’a pas les moyens de se passer du travail accompli par ces milliers de groupes au Québec. Comme le note le Mouvement PHAS, « le Réseau de la santé et des services sociaux interpelle de plus en plus ces derniers en les considérant comme une première ligne, pour avoir de l’information, solliciter des services, soutenir des familles, etc. »

Pourtant, les organismes font face à différentes difficultés, dont la principale est le sous-financement. Par exemple, l’absence d’indexation des subventions données par le Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS) fragilise d’année en année de nombreux groupes : leur financement stagne et les dépenses ne cessent d’augmenter. Des organismes sont également menacés de perdre leurs locaux suite à des décisions politiques visant à se débarrasser de certains édifices ou de les réaffecter à d’autres usages. C’est le cas des centres d’éducation populaire de Montréal de même que du Centre communautaire Radisson.

De même, les conditions de travail ont également été un sujet de discussion lors de la Commission. Comme l’explique la Clé des champs, un organisme communautaire offrant des services d’entraide pour les personnes qui souffrent de troubles anxieux : « Les stagiaires et les bénévoles formés ne travailleront jamais chez nous à cause des conditions pitoyables. Cela fait de nous de très bons formateurs, mais sans une relève envisageable. Et pourtant qu’est-ce qu’on peut être apprécié comme milieu de stage! » Les épuisements professionnels et le roulement de personnel sont le lot de plusieurs des organismes qui sont venus témoigner.

Les témoignages ont été recueillis par trois commissaires : Léa Cousineau, ex-conseillère municipale et première femme au comité exécutif de la Ville de Montréal; Michel Parazelli, professeur en travail social à l’Université du Québec à Montréal et Laurence Lagouarde, de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

Selon les commissaires, les grands constats de l’événement sont le désengagement de l’État et la transformation qu’il impose vers une privatisation. Cette réorientation entraîne beaucoup d’inquiétude du côté des organismes communautaires. Selon Léa Cousineau : « Ce qui ressort de la commission, c’est une grande précarité. Plusieurs organismes craignent pour leur survie. J’ai l’impression qu’on a reculé de vingt ans quant au besoin de réaffirmer la reconnaissance et l’importance des réseaux communautaires. » Pour Michel Parazelli, « On assiste à une transformation de l’engagement de l’État, qui tente de changer l’action des organismes communautaires en affaires commerciales et leurs participants en simples clients. On ressent un mépris envers les orientations du mouvement communautaire qui sont issues des citoyens. » Les commissaires s’entendent : « On ne peut pas considérer tous les problèmes sociaux sur le même pied d’égalité, en demandant une solution unique. » de rappeler Laurence Lagouarde. « Quand on a à se battre pour garder ses locaux, quand les institutions se renvoient la balle sur l’avenir de ta mission, on a moins de temps pour donner des services ou pour mobiliser. On passe beaucoup trop de temps à se défendre, à se battre malgré les politiques publiques qui ont été mises en place.» déplore-t-elle.

Mise sur pied par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), la Commission populaire pour l’ACA est une des activités déployées dans le cadre de la campagne Action communautaire autonome – Actions gouvernementales exigées! Cette campagne somme le gouvernement de respecter la Politique de reconnaissance de l’action communautaire et d’octroyer un financement adéquat et indexé annuellement.

La Commission populaire pour l’ACA est organisée à Montréal par la Coalition montréalaise pour la survie des services publics. Celle-ci est composée du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), du Regroupement des organismes communautaires famille de Montréal (ROCFM), de la Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain-Laval et de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP Montréal).

Les commissaires et les groupes ayant témoigné pourront également être disponibles pour des entrevues

SOURCE : Coalition montréalaise pour la survie des services publics

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Article

Photos

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07 Outaouais

 

Mémoire de la TROCAO – Commission populaire pour l’action communautaire autonome en Outaouais
4 février 2016

Dans le cadre de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome en Outaouais, le 12 janvier dernier, plus d’une vingtaine de groupes communautaires de la région ont présenté leurs doléances aux trois commissaires et à la population. C’est donc une centaine de personnes provenant de divers milieux tant communautaire, institutionnel que politique, qui ont pu assister à l’événement et prendre part à la réflexion quant à la place de l’action communautaire autonome en Outaouais en 2016.

La TROCAO rend aujourd’hui public son court mémoire souhaitant exprimer les impacts liés au contexte d’austérité sur le regroupement, les membres et la communauté. Ainsi, se voulant un texte réflexif, voici notre contribution… bonne lecture!

Dans un Québec en proie à une vague d’austérité néolibérale sans précédent, où les besoins des populations vulnérables sont grandissants, où les ressources se font rares et où le secteur privé est appelé à jouer un rôle de plus en plus important, les coupures du gouvernement Couillard minent directement l’action communautaire autonome (ACA). Dans ce contexte, il est urgent de tous s’unir à nouveau pour défendre et promouvoir l’action communautaire autonome, puis maintenir la capacité des organismes à soutenir et à répondre aux droits et besoins des populations. Afin d’illustrer la complexité des impacts liés à l’austérité, le sujet sera abordé sous deux angles: la TROCAO en tant qu’organisme communautaire autonome, mais également la TROCAO en tant que regroupement avec ses membres.

En premier lieu, en ce qui a trait à la TROCAO, qui en plus d’être un regroupement d’organismes, est un organisme à part entière avec des défis semblables aux organismes qu’elle rassemble. En effet, il est difficile de parler des impacts de l’austérité sans parler de l’effet du sous-financement, qui touche inévitablement la TROCAO elle-même, tout comme ses membres. Les défis de ressources humaines qui se posent à la Table due à son sous-financement sont majeurs. Comme le financement n’est pas aussi grandissant que la demande du milieu, qui lui cherche par tous les moyens à se garder la tête au dessus de l’eau, l’épuisement se fait de plus en plus sentir. Le financement à la mission ne permettant pas d’aller au-delà de 2 ressources humaines, pour couvrir l’ensemble du territoire et plus de 75 organismes; les risques de roulement de personnel sont majeurs. Ces problématiques de ressources humaines créent elles aussi des difficultés associées au manque de temps des ressources en place. Faute d’espace, nous ne les aborderons pas, présumant que les groupes de base sauront exprimer cette affirmation dans leurs mémoires.

La TROCAO ne faisant pas exception aux organismes du milieu, elle pourrait être portée à mettre toutes ses énergies sur les dossiers quant au financement, d’abord pour ses membres qui n’arrivent pas à boucler leur budget annuel, mais également pour ses propres finances. Dans un contexte économique et politique menant à cette dite austérité, c’est parfois quelques centaines de dollars qui font une différence entre une fermeture et un maintien des activités.

De ce fait, la vocation socio-politique de la TROCAO prend de plus en plus d’espace, restreignant le pouvoir d’agir sur la mission de promotion de l’ACA et la vie associative pour la défense des acquis sociaux. En effet, plusieurs projets de loi d’envergure visant le remaniement de l’État, par exemple le PL 10, 20, PL 56, PL 70, mène à devoir agir davantage en défense de l’ACA et en mobilisation contre ces projets de loi, exercices fort épuisants pour les regroupements, ainsi que pour les membres.

Sur un second plan, les impacts de l’austérité sur l’interaction entre les regroupements et leurs membres sont multiples. Les constats sont nombreux et surgissent de différentes manières. Pour l’exercice de ce mémoire, nous nous concentrons sur trois impacts qui prennent de plus en plus d’importance dans la pratique de l’action communautaire autonome, plus spécifiquement au sens commun autour du regroupement qu’est la TROCAO.

La réduction de la participation à la vie associative;

Il apparaît impossible de dissocier l’augmentation de la charge de travail (d’intervention et administrative) des groupes communautaires et l’austérité. Ce poids influence la participation à la vie associative de la TROCAO. En effet, en Outaouais, les groupes évoquent se sentir épuisé, devoir constamment gérer des urgences, subissent un roulement de personnel important et certains sont perpétuellement à la recherche de financement. Ces impacts sur les organismes ont pour répercussions une réduction de la capacité à s’impliquer auprès de leur regroupement. Ils expriment une volonté, mais un manque de temps et d’énergie. Née de l’initiative des acteurs de la communauté, la TROCAO doit continuer de vivre par la participation de ses membres, sans quoi la notion de l’autonomie communautaire perd son essence. C’est l’agrégation des implications individuelles des membres qui fait la force brute de la TROCAO, et celle-ci est mise en péril.

Tiraillement identitaire entourant l’ACA;

C’est bien connu, le milieu communautaire est très hétérogène. Il existe plusieurs écoles de pensées, des penchants politiques différents, des approches différentes, parfois même des guerres d’idéaux. Néanmoins, les groupes ayant adhéré à la TROCAO expriment le souhait d’adhérer aux critères de l’action communautaire autonome; ils y croient. Cependant, avec le désengagement de l’État, pour la plupart, leurs revenus ne sont plus suffisants pour permettre de réaliser leurs missions. Puisque le secteur privé est enclin à jouer un rôle de plus en plus important, l’augmentation des diverses opportunités qu’offrent les partenariats publics philanthropiques, ces subventions deviennent attrayantes. En acceptant de soumettre un projet pouvant parfois dénaturer la mission de leur organisation à une fondation privée, l’action communautaire autonome est encore mise à l’épreuve.

La liberté de déterminer sa mission, ses approches et pratiques, de pratiques citoyennes et d’adopter une approche globale et la mission sociale favorisant la transformation sociale peuvent être bafouées au nom d’un financement précaire et à court terme. Là où se situe le tiraillement identitaire, c’est lorsqu’on s’identifie à la fois comme un organisme communautaire autonome et qu’on est soumis à des nouvelles règles de jeux, déterminées par des grands philanthropes qui ont une vision bien différente du rôle des organismes communautaires. Le secteur privé offre des services à la clientèle, rapporte et se quantifie dans une perspective managériale. Au contact à plus long terme avec l’idéologie provenant du privé, les pratiques communautaires pourraient perdre leur essence, comme c’est déjà le cas pour certains organismes s’étant détachés de la vision d’action communautaire autonome. Les groupes se disent alors tiraillés entre le développement communautaire et la survie. Ainsi, on assiste à une dénaturalisation des missions pour se plier aux exigences des bailleurs de fonds, alors qu’il ne s’agit pas de projets à long termes permettant la réalisation de la mission d’emblée.

Transformation des valeurs communautaires à contre-courant;

Faisant suite à ce tiraillement identitaire, on constate qu’avec la culture managériale, la logique de dispensations de services et l’augmentation de la contribution du privé aux activités communautaires, les valeurs changent et la culture du mouvement communautaire également.

Pour illustrer ceci, nous recevons régulièrement des demandes d’appui pour des projets s’adressant à un bailleur de fonds privé. En tant que regroupement, il nous apparaît impossible d’y répondre positivement, d’abord puisque ça contrevient à notre mission, mais également à l’idéologie de l’action communautaire autonome. De plus, cela créerait un esprit de compétition entre les membres qui, probablement, soumettront un projet pour obtenir une même subvention. Il s’agit désormais d’une compétition pour obtenir la meilleure subvention, avec le plus d’appui possible, dont le nôtre. Il est possible d’en comprendre que cet exemple mène à une désolidarisation du milieu communautaire au fil des années. Le temps mis à effectuer des demandes de subventions et répondre aux exigences des bailleurs de fonds a des répercussions sur le temps de réflexion quant à nos pratiques, nos interventions et notre vie associative. Certes, les valeurs d’entraide et de solidarité dans le communautaire sont encore présentes, mais elles se détériorent progressivement et subtilement.

La TROCAO se veut un lieu où les membres délibèrent et mettent en commun leurs idées, leurs moyens et leurs ressources pour construire collectivement un rapport de force. À ce titre, c’est l’agrégation des implications individuelles des membres qui fait la force brute de la TROCAO. Sans eux, elle perd ses valeurs de démocratie, de solidarité et d’enracinement dans la communauté. Il s’avère aujourd’hui nécessaire de se concentrer sur des solutions collectives dans une campagne majeure et unitaire pour joindre nos forces, indépendamment de notre identité à une bannière ou une autre. Visons les causes directes des inégalités sociales au lieu d’agir sur les répercussions de celles-ci.

Solidairement,

L’équipe de la TROCAO

 

Articles

article d’Alexandre Baillairgé-Charbonneau, Info07, 13 janvier 2016

reportage de Michel-Denis Potvin, Radio-Canada Ottawa-Gatineau, 12 janvier 2016

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08 Abitibi-Témiscamingue

La Commission populaire nationale sur l’action communautaire autonome de passage en région… Des constats alarmants!
Communiqué diffusé le 24 novembre 2015

En lien avec le mouvement du Réseau québécois d’action communautaire autonome (RQ-ACA), une commission populaire pour les organismes d’action communautaire autonome (ACA) de l’Abitibi-Témiscamingue s’est tenue aujourd’hui, le lundi 23 novembre 2015. C’est une dizaine d’organismes de la région qui ont témoignés et près d’une vingtaine qui y ont déposés des mémoires, en vue de documenter les bons coups des organismes communautaires ainsi que leurs doléances.

Comme l’a mentionné dans le point de presse le Commissaire régional Daniel Thomas, un des constat qui ressort «(…) c’est la dégradation des conditions de travail des gens qui travaillent dans le communautaire, qui se manifestent soit par l’absence de revenu, par l’absence d’avantages sociaux, mais aussi par les restrictions de personnel, la diminution du temps consacré à faire des tâches dans le communautaire, les emplois à temps partiel, les coupures durant les périodes estivales pendant les congés (…).

Du au manque de financement et aux coupures dans les services publics (austérité), il en ressort également que les groupes communautaires subissent depuis plusieurs année une augmentation de demande d’aides, ce qui n’est pas sans conséquences : «(…) c’est que les groupes se retrouvent face à des choix, ils sont incapables de répondre à l’ensemble de demandes, donc ils doivent soit choisir les activités qui doivent être délivrées, soit des activités de prévention et de lutte et même de l’aide directe. Il y a un choix qui doit se faire (…) Ça limite leur capacité à répondre à de nouveaux besoins et d’innover dans leurs activités, dans la réponse qu’ils offrent à la population» De rappeler Christine Doré, Commissaire régionale.

Un facteur particulier à notre région qui affecte les groupes communautaires a aussi été souligné par la Commissaire nationale, Céline Métivier : «La grandeur du territoire, la superficie à couvrir pour les organismes, occasionnent des frais énormes, et il y a tout un travail de bénévoles qui se fait sur toute cette grandeur de territoire là, qui est peut-être pas le même pour d’autres régions du Québec, mais pour le cas de l’Abitibi-Témiscamingue et certaines autres régions aussi, cela a un effet qui peut être dissuasif pour offrir certaines activités et ça s’amplifie du fait que les groupes n’ont pas nécessairement une subvention qui reflète cette superficie là du territoire. Ils sont considérés parfois comme des groupes locaux alors qu’ils œuvrent sur un territoire régional qui est très très grand.»

Un autre élément qui est au cœur des réflexions dans l’ensemble des organismes du Québec s’est reflété dans les témoignages : «La peur d’être instrumentalisé par le gouvernement, par les réseaux publics, donc ça, ça vient affecter tout le respect, le type de pratiques qu’on a et dont on est fier d’avoir et qui sont propres à nous dans le communautaire. Quand on sent qu’il y a de la pression pour offrir certains services, pour faire certaines orientations, ça vient toucher à notre autonomie (…).

Mme Métivier, a donc conclu le point de presse en affirmant que la lutte n’est pas terminée afin qu’on«(…) S’assure qu’on puisse enfin être mieux reconnus, être mieux financé et faire le travail pour lequel on et là et que la population a voulu qu’on soit là!»

Source : Ann-Julie Asselin de la CROC-AT
819-797-3822 ou 819-277-6002

Accéder au communiqué sur le site du RÉPAT, par ici.

Les organismes communautaires d’Abitibi-Témiscamingue craignent pour leur avenir
Article sur Sympatico Abitibi-Témiscamingue / ICI Radio-Canada, le 24 novembre 2015

Plus de 175 organismes de la région de l’Abitibi-Témiscamingue affirment être sous-financés et ont peur pour leur avenir. C’est ce que rapporte la coordonnatrice de la Concertation régionale des organismes communautaires de l’Abitibi-Témiscamingue (CROC-AT), Ann-Julie Asselin. Le Réseau québécois d’action communautaire autonome (RQ-ACA) était de passage hier à Rouyn-Noranda.

Ann-Julie Asselin indique que les organismes se sont réunis en commission populaire pour discuter de leur apport positif sur la population, mais aussi des conséquences du contexte d’austérité.

(…)

Pour accéder à la version intégrale de cet article : cliquez ici

Vidéo

Reportage vidéo de TVA Abitibi, le 23 novembre 2015 à partir de [11:08 minutes] et jusqu’à environ [13:35] minutes : http://www.tvaabitibi.ca/videos.php?content=146715582

 

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09 Côte-Nord

Les organismes communautaires souffrent d’un manque de reconnaissance

Article de Maëlle Besnard, dans le Journal Le Manic, le 26 janvier 2016; en format PDF par ici

 

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11 Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine

Au début novembre 2015, le Regroupement des Organismes Communautaires de la Gaspésie Îles-de-la-Madeleine (ROCGÎM) présentait son bilan de la Commission populaire du 30 septembre dernier, tenue à Bonaventure. Des présentations et des groupes participants diversifiés, des bons coups de l’ACA et des enjeux identifiés, une revue de presse, et pour terminer, la recette pour une Chaudronnée d’éducation populaire! Le bilan est téléchargeable en format PDF : par ici.

Dans le cadre de la Commission populaire pour l’ACA, avec des organismes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, tenue à Bonaventure le 30 septembre 2015, deux clips vidéo sur l’austérité ont été présentés. Ils proviennent du site www.virusausterite.com :

Voir aussi l’article Commission populaire pour l’action communautaire autonome – Des organismes témoignent de l’impact que l’austérité a sur eux
Par Jessica Lamarre, ChauTVA.com, le 30 septembre 2015

L’album photos :

Nos commissaires

Les commissaires

Présentation des Îles

Présentation des Îles

Présentation Droits et Recours Santé mentale GÎM

Présentation Droits et Recours Santé mentale GÎM

Présentation MDJ Carleton

Présentation MDJ Carleton

Présentation TCSAGÎM

Présentation TCSAGÎM

ROCGÎM 2015

ROCGÎM 2015

Table des commissaires

Table des commissaires

Table Informative du RQ-ACA

Table d’information du RQ-ACA

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12 Chaudière-Appalaches

La Commission populaire pour l’action communautaire autonome – Des mémoires préoccupants
Communiqué diffusé suite à la journée de commission populaire pour l’ACA en Chaudière-Appalaches

Lévis, 20 novembre 2015 – C’est à Saint-Henri, le 30 octobre dernier, que se tenaient les audiences de la Commission populaire pour l’Action communautaire autonome (ACA) mise sur pied par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), la Table régionale des organismes communautaires de Chaudière-Appalaches (Trocca) et les Corporations de développement communautaire (CDC) de Chaudière-Appalaches.

Les représentants d’organismes de l’ACA avaient l’occasion de présenter et de déposer un mémoire, devant la commission, afin de mettre en lumière le travail accompli auprès de la population, mais aussi les difficultés rencontrées par le manque de reconnaissance du milieu et le sous-financement chronique provenant du gouvernement du Québec. Au total, 15 mémoires ont été déposés à la Commission populaire de l’ACA et dix d’entre eux ont été présentés devant les trois commissaires et les 75 personnes présentent dans la salle.

Les présentations ont mis en évidence les services offerts à la population par ces organismes, tout en sonnant l’alarme sur les effets négatifs qu’engendre le financement insuffisant. Les sujets abordés par les présentateurs sont les suivants :
— la nécessité de mettre à pied de façon temporaire ou permanente du personnel;
— la nécessité de tarifer certains services à une population déjà fragilisée;
— la nécessité de réduire les heures d’ouverture;
— l’épuisement et le découragement des ressources humaines;
— la difficulté de rétention du personnel qualifié;
— l’augmentation du temps passé à la recherche de financement au détriment du temps consacré à la clientèle.

Pour leur part, les trois commissaires : Alain Grenier de la Commission scolaire Côte-Sud, Christian Pelletier du RQ-ACA ainsi que Marie-Claire Jean de la Trocca, ne sont pas restés insensibles aux réalités et difficultés que rencontre le milieu communautaire. En effet, les échanges qui ont eu lieu à la suite des présentations, en sont la démonstration. La qualité des présentations et des mémoires déposés fut aussi soulignée par ces derniers.

« Cet exercice constitue également, pour les organismes communautaires, une occasion de se faire entendre et d’exprimer leurs opinions. Mais le travail ne se termine pas ici. Le matériel utilisé ainsi que les témoignages recueillis sont amassés afin que le RQ-ACA rédige un rapport final qui sera déposé au gouvernement provincial. Rappelez-vous que cette commission est nationale et qu’elle recueillera des témoignages partout au Québec. Nous ferons le suivi et vous garderons informés des suites. » a conclu le commissaire national, Christian Pelletier.

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Pour information : Marie-Claire Jean (418-833-5334)

Pour télécharger le communiqué en PDF : cliquez ici 

Chaudière-Appalaches-30oct2015

Sur la photo de gauche à droite :
Éric Plourde (CDC de Lévis), Christian Pelletier (RQ-ACA), Guylaine Aubin (CDC de Bellechasse), Marie-Claire Jean (Trocca), Claudia Croteau (CDC de Lotbinière), Alain Grenier (CS Côte-Sud), Sarah Rodrigue (CDC Beauce-Etchemins), et Guy Drouin (CDC ICI Montmagny-L’Islet)

 

Des mémoires préoccupants

Article le 23 novembre 2015 dans LePlacoteux.com

SAINT-JEAN-PORT-JOLI — C’est à Saint-Henri, le 30 octobre dernier, que se tenaient les audiences de la Commission populaire pour l’Action communautaire autonome (ACA) mise sur pied par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), la Table régionale des organismes communautaires de Chaudière-Appalaches (TROCCA) et les Corporations de développement communautaire (INTER-CDC) de Chaudière-Appalaches.

(…)

Pour lire la suite de cet article : cliquez ici 

Les organismes communautaires sonnent l’alarme quant aux mesures d’austérité

Article le 21 novembre 2015, sur EnBeauce.com

Le 30 octobre dernier se tenaient les audiences de la Commission populaire pour l’Action communautaire autonome (ACA) mise sur pied par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), la Table régionale des organismes communautaires de Chaudière-Appalaches(TROCCA) et les Corporations de développement communautaire (INTER-CDC) de Chaudière-Appalaches.

(…)

Les sujets qui ont été abordés sont les suivants :

– la mise à pied permanente ou temporaire de certains membres du personnel;
– la tarification des certains services à une population déjà fragilisée;
– la réduction des heures de services;
– l’épuisement et le découragement des ressources;
– la difficulté de rétention du personnel qualifié;
– l’augmentation des heures dévolues à la recherche de financement au détriment des heures donné en services.

(…)

Pour lire la suite de cet article : cliquez ici

Les groupes d’alphabétisation de Chaudière-Appalaches se mobilisent

Article le 8 novembre 2015, EnBeauce.com

Acteurs engagés dans leur communauté et célébrant, pour la plupart d’entre eux, leur 20e anniversaire en 2015, huit organismes d’alphabétisation et d’éducation populaire en Chaudière-Appalaches ont choisi d’unir leurs voix et surtout, d’unir leurs mots en s’impliquant dans la campagne de mobilisation initiée par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA).

En Beauce, plus particulièrement à Saint-Georges, Alphare s’est joint à cette mobilisation.

Rejoignant les objectifs visés par le RQ-ACA, les groupes d’alphabétisation de Chaudière-Appalaches réclament le respect de la Politique gouvernementale de reconnaissance de l’action communautaire adoptée en 2001, le maintien d’un financement adéquat des organismes et l’indexation annuelle de leur financement. Ceux-ci ont également profité de cette vitrine pour mettre en lumière tout le travail accompli en alphabétisation depuis 20 ans dans la région, faire connaître les impacts positifs de leurs actions et démontrer leur rôle essentiel dans la collectivité.

(…)

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13 Laval

Quelques photos de la rencontre à Laval de la commission populaire pour l’ACA, le 21 octobre 2015 :

 

Commission populaire de l’ACA à Laval

Le 21 octobre 2015 s’est tenue à Laval la Commission populaire de l’action communautaire autonome (ACA). Initiée par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), cette commission avait pour objectif de mesurer l’impact positif des organismes communautaires dans notre région et la hauteur des obstacles qu’ils rencontrent. Elle servait aussi à interpeler les représentants-es du gouvernement du Québec quant aux réalités vécues par les organismes et par la population avec laquelle ils travaillent.

La Commission était présidée par Mme Marie-Andrée Gauthier, du Regroupement des organismes québécois de lutte au décrochage (ROCLD), et M. Marc Longchamps, de la Corporation de développement communautaire (CDC) de Laval.

Plus de 40 personnes ont assisté aux audiences lavalloises de la Commission, et 9 groupes communautaires ont présenté des mémoires. Le contenu et les recommandations de ces mémoires seront transmis au gouvernement québécois par l’entremise du RQ-ACA.

Vous trouverez ci-joint certains mémoires présentés le 21 octobre dernier par les organismes communautaires lavallois (téléchargeables en format PDF) :

Source : la CDC Laval, à cette page web

 

Les organismes communautaires lancent un cri du cœur

Article de Diane Hameury, Courrier Laval, le 2 novembre 2015

Manque de ressources humaines et monétaires, employés à bout de souffle, coupes dans les services et activités, le discours des organismes présents à la commission populaire pour l’action communautaire montrait beaucoup de similitudes.

Rassemblés le 21 octobre au centre St-Joseph, à Chomedey, les représentants de regroupements ont livré leur réalité devant deux commissaires, des témoignages qui viendront s’ajouter à ceux recueillis à travers la province par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), l’organisateur de la démarche.

(…)

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14 Lanaudière

Un album photos de la journée se trouve sur la page Facebook TROCL de la Table régionale des organismes communautaires de Lanaudière : par ici

 

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16 Montérégie

Des témoignages éclairants aux audiences de la Commission populaire pour l’Action communautaire autonome en Montérégie
Communiqué diffusé suite à la journée de commission populaire pour l’ACA en Montérégie

Châteauguay, 20 novembre 2015 – Une soixantaine de personnes oeuvrant dans des groupes d’action communautaire autonome de la Montérégie participaient aux audiences de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome ce mercredi 18 novembre à Carignan.

Les commissaires Christian Vanasse, auteur, humoriste et membre des Zapartistes, Caroline Meunier du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec et Claudine Laurin du Réseau québécois des OSBL d’habitation du Québec, ont entendu les témoignages éclairants d’une quinzaine de groupes d’ACA, provenant de différents secteurs d’intervention.

Martin Bécotte de la Fédération des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie a ouvert la Commission en révélant que le secteur communautaire et de l’économie sociale avait des impacts économiques supérieurs pour le Québec que le secteur minier et pétrolier, représentant 9 fois plus d’emplois.

« Alors que le gouvernement espère des retombées fiscales de 2,2 milliards de dollars avec le Plan Nord d’ici l’année 2035, celui-ci s’apprête à y investir 1,339 milliard de dollars d’ici 2020, soit 133 000 $ pour chacun des 10 000 emplois qu’il espère créer. En comparaison, le maintien de chacun des 159 000 emplois dans le secteur communautaire et de l’économie sociale coûtera au gouvernement 28 899$ d’ici l’année 2020. Ces montants semblent une aubaine pour la création d’emploi par rapport au 588 000 $ investi pour chacun des 1700 emplois de la Cseries. Les emplois créés par le secteur communautaire ne demandent pas de lourds investissements en infrastructure et développement de services à la population et nos travailleurs paient eux leurs impôts au Québec, pas dans les paradis fiscaux.»

Les organismes ont par la suite mis en lumière les impacts positifs de leur travail dans la société. « Je constate l’incroyable contribution des groupes communautaires à la société. Votre rôle est méconnu et mériterait d’être davantage souligné et partagé à l’ensemble de la population » a commenté M. Christian Vanasse, commissaire, en s’adressant aux participant-es.

Les groupes ont rappelé qu’un financement adéquat, stable et récurrent est essentiel pour leur permettre de pleinement remplir leur mission, reconnue par le gouvernement. « La liste des impacts du sous-financement chronique et de la non-indexation est longue. Vos témoignages évoquent l’incapacité de répondre aux besoins criants, les mises à pied temporaires et définitives des travailleuses et travailleurs, le précieux temps investit dans la recherche de financement et dans la reddition de comptes. Le non-respect de la Politique de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire par le gouvernement atteint réellement l’autonomie des organismes » a déclaré Mme Caroline Meunier.

Parmi les éléments marquants des témoignages, deux femmes ayant résidé à la Re-Source, une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, ont témoigné que l’organisme leur avait littéralement sauvé la vie, mais que d’année en année, le groupe peine à boucler leur budget, à cause de l’indexation du financement en deçà du coût de la vie.

Également, une représentante des organismes famille a souligné l’absurdité d’une Fondation Chagnon qui se paient des publicités à la télévision sur des principes d’éducation parentale, alors que les organismes familles font ce type d’intervention depuis 40 ans sans une juste reconnaissance du ministère de la Famille et aucune indexation de leur financement depuis 10 ans. Ces situations obligent les organismes à dépenser une énergie importante à des activités d’autofinancement pour offrir des services par et pour la collectivité, alors que le gouvernement soutient des fondations privées, comme celle du Docteur Julien, sans reddition de compte publique, qui viennent dédoubler les services offerts par les organismes dans les communautés.

Un organisme en environnement a témoigné n’obtenir aucun financement public malgré les engagements de la Politique de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire et dit ne plus pouvoir prendre position sur les politiques gouvernementales afin de garder son droit d’émettre des reçus de charité.

Les mesures d’austérité accentuent cette situation qui perdure depuis plusieurs années. « Les orientations politiques du gouvernement augmentent la détresse des citoyens et citoyennes et ont des conséquences dramatiques pour les gens que vous aidez et défendez, on n’a qu’à penser au projet de loi 70 sur la réforme de l’aide sociale » a mentionné Mme Claudine Laurin.

Héritage Saint-Bernard, un autre groupe environnemental, a d’ailleurs témoigné avoir aboli deux postes en éducation suite aux annulations d’activités pédagogiques des écoles de la région, qui elles aussi subissent les mesures d’austérité et n’ont plus les moyens d’offrir ces sorties aux élèves. « Une activité pédagogique importantes afin d’inculquer aux élèves des valeurs de développement durable, pour certains élèves c’est une première sortie dans un milieu naturel » disaient leurs représentants.

Les participant-es ont conclu la journée en rappelant l’importance de demeurer solidaires et mobilisés pour poursuivre les revendications. Une oeuvre collective a d’ailleurs été créée afin de souligner, à travers l’histoire, les luttes auxquelles a participé le mouvement communautaire.

Rappelons que la Commission populaire pour l’ACA a été mise sur pied par le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA). La tenue de ces audiences n’est qu’une étape dans le cadre de la campagne Action communautaire autonome : Actions gouvernementales exigées du RQ-ACA. D’autres actions sont à prévoir afin d’interpeler les député-es de la région et le gouvernement du Québec sur la précarité dans laquelle se réalise le travail des organismes d’ACA, et ce, principalement dû au manque de financement adéquat.

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Pour information : 514 531-9249 | info@frohm.org

Pour télécharger le communiqué en PDF : cliquez ici

Pour voir quelques photos de la rencontre, voir l’album suivant sur la page Facebook de la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie : par ici

Visionner la vidéo L’ACEF du Haut-St-Laurent parce que ça compte, présentée par l’ACEF du Haut-Saint-Laurent, dans le cadre de la rencontre de la Commission populaire pour l’ACA tenue en Montérégie, le 18 novembre 2015 : par ici et ci-dessous :


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